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St Jean du Gard en Cévennes... (13 février - 126 Km)

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  St Jean du Gard l'hiver... C'est bien. Tout simplement. Crédit : BL Belle destination que cette deuxième porte des Cévennes qui est déjà cernée par les montagnes... On n'y va jamais directement, on fait semblant d'être là par hasard, et c'est beaucoup mieux.  Un château de ma mère par-ci par-là (Durfort), une divagation sur un "raccourci" (qui existe) en traversant le Gardon à Massiès, peu après le froid des sentes de Thoiras et on entre dans le bourg. L'hiver le village est plus jeune et cela pourrait sembler paradoxal. Tout est pourtant mieux ciselé, plus net, plus calme, plus utile. On est loin des foires qualifiées d'urbaines des mois de juillet étouffants. Moi j'aime encore plus les platanes sans feuilles... Ceux qui apparaissent après l'automne pour mettre à nue les vérités visuelles.  Il n'y a personne, aucun marchand du temple immatriculé en 13, pas le moindre germanophile qui vocifère devant sa moto, aucun marcheur mystique é...

L'hommage hivernal à Paul Fabre... ( 131 km - 02 février 2023)

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  Toi Eddius qui êtes aux cieux... Paul Fabre s'en est allé. Et c'est absolument normal. Il avait 87 ans. D'aucuns  diront que c'est beaucoup trop tôt. Et bien non. Pas du tout. Il avait passé l'espérance de vie quand même. Il faut respecter les probabilités qui expliquent qu'on est être provisoire et qu'on passe "à la trappe" par le nombre d'épreuves répétées. Il n' y a que dans les sociétés "hors sol" que la mort est effarante et se trouve toujours injuste. As tu comme Jean d'Ormesson passé ta vie en première classe ? C'est une question légitime. Mais je ne crois pas. J'ai eu vent que tu n'as pas toujours "nagé le vent dans le dos" comme quelques collègues... Je t'ai connu un petit peu quand même. Connaitre le mot est fort, disons frôlé. Tu étais bien sûr là le soir à des réunions de l'Amicale des Diagonalistes où on chantait "la glute" et quelques chansons paill...

Les " Châteaux de ma mère "...

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  Il faut lire Pagnol et il sera alors aisé de comprendre pourquoi, à vélo, je m'arrête, brutalement parfois,  devant une propriété, un domaine, un château, ou une clôture barricadée. Ce n'est ni programmé, ni réfléchi, encore moins anticipé. C'est une véritable chance... Je me retrouve alors, à l'identique, dans une église alors que je place un lumignon face à une statue silencieuse et pourtant bien vivante vous verrez. Ce moment qui nous ramène à une condition de "pauvre bougre"...  C'est un temps délicieux de recueillement et de tragédie. L'histoire de Pagnol n'est pourtant pas tout à fait la mienne ou la votre, car il doit y manquer quelques détails mais cela n'a aucune importance. C'est universel et  tellement tragique, voire funèbre, que le lecteur aurait aimé la vivre totalement et qu'elle soit sienne.  Il en a la même la gorge serrée sur de nombreux kilomètres...  Merci Pagnol pour ce texte d'humanité si rare et simple qui r...

Colognac, la fin ou le début des routes ? ( 30 décembre 2022-112 km )

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Le bar Tabac de Colognac, les portes de la perfection d'un prétendu "cul de sac". .. Crédit : BL L'année s'achève et l'hivernale ACE à Colognac  n'a pas eu lieu. Une histoire de grippe dans les chaumières et, à un degré moindre, d'humidité, une belle invitée de dernière minute. Et comme chacun le sait, devrait le savoir ;  lorsqu'il pleut en Cévennes mieux vaut rester chez soi. Cela devient très compliqué (chutes et crevaisons, vitesses quasi-nulles surtout en descente !?).  Pourquoi choisir Colognac ? Je pense que c'est l'isolement du lieu qui te le fait apprécier. Un mélange de "bagnoles interdites, châtaignes,  feu de bois, isolement... !".  On en est plus aux hivernales à l'Aigoual des années nostalgie (80) qui "petit à petit" ont fondus avec la neige, pour disparaître totalement. Disparues, volatilisées, sublimées... comme le club d'ailleurs. La station de l'Aigoual sera bientôt la cible des épiciers col...

La route de Calvisson... ou quand l'homologation est homologuée... (18 décembre 2022 - 111 km)

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  Le café à Calvisson s'impose pour une centième... Crédit : BL L'année a été longue, étrange. Un été de " ravages" au milieu d'annonces mondiales et locales toujours plus catastrophiques. Mais pour qui s’intéresse à l'histoire, pas de quoi "fouetter un chat" quand bien même si le chat est noir. Une révolution, une crise, une transition signifie toujours la survie de ce qu'il restera de l'espèce. Et il en restera. Même si, ce ne sont pas ceux que j'aurai choisi sur un casting. Tiens, pour infos, je viens de me documenter sur la fin de l'Empire Romain qui était peu ou prou l'occident d'autrefois. Les causes du déclin seraient : un mélange de mauvais climats (volcans), de maladies (épidémies) et de trahisons permanentes et aléatoires. Rien de nouveau donc. Cela me rassure. Tout va disons, moyennement, et tout change.  Les historiens sont les "bienheureux" du présent car rien ne les surprend. Et le fait de te sa...

"Que reste t-il à négocier à Clermont l'Herault ?" (22 Octobre 2022 – 111 Km)

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  Un flipper qui "claque" peut te faire tout perdre sur l'axe du temps... Attention danger ! Crédit : aucoeurdutemps.fr Est-il nécessaire de s'attarder sur la petite ville de Clermont L’Hérault ? Pas forcément. Mais si le vélo nous le propose, au milieu d'homologations toutes toujours différentes, toujours plus étonnantes, on va le faire. Le chemin qui y mène est plaisant : Combe de Morties et sa bosse courte et réputée (pour les non-avertis), le plateau "des feuilles" et ensuite, plus loin, c'est en descente permanente via Puechabon, le Pont du Diable ( où je croise, tiens ! le club ACE de retour des Lavagnes), Lagamas, St André de Sangonis et enfin notre bourgade rurale du jour. Clermont L'Herault aurait fasciné une de mes anciennes connaissances de vélo qui était un véritable "chasseur de tristesse". Qu'il en était fervent de ces villages à la Macondo ! Le moindre édifice rincé, éboulé, vieux, sale ou témoin d'une q...

L'Hommage à Marie... (14 Octobre 2022 – 111 km)

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  En descendant le Frouzet, le ciel surprend déjà. Un mélange de bleu et de gris sombre... Marie semble déjà là, sur une maison à l'entrée du Causse de la Selle...  Ce matin direction la vallée éloignée de la Buèges, loin du monde et peut-être des vivants. J'enfourche mon vélo pour Marie, dite "la vigneronne" que j'ai peu connu et qui s'en est allé cette semaine de façon violente et absurde pour ceux restés. Une Marie s'en va. Ce n'était pas l'heure. Pour la chrétienté qui m'a certainement imprégné de façon inconsciente et consciente et m'interroge souvent pour comprendre le monde, ce n'était pas du tout le moment. C'est certainement une erreur. Une Marie ne doit pas partir trop tôt car elle doit être là même pour enregistrer le départ de son fils. C'est dire ! Dans la logique des choses écrites et enseignées depuis si longtemps. Elle ne doit pas mourir maintenant, ce n'est pas dans les écritures, vous pouvez le ...