Refaire ses gammes...Virée 206 - Opus 19 - 344 km - (31 juillet, 01 et 02 août 2026)

 

Et un...Malaucène
Et deux...Bédoin
Et trois...Sault
          

Ma dernière virée avec "camp de base voiture" date de 2023 (un opus 18). Elle était exactement au même endroit que cette année c'est à dire Bédoin. Il faut dire que j'y ai trouvé un lieu de bivouac très efficace à 2 km du village et je suis un peu chez moi ici. Je m'y place vers minuit et en repars vers 6 h. Ni vu, ni connu. Une routine s'est installée. Prolo des loisirs du vélo.

Boulangerie ouverte dès 6 h 30, fontaine pour se désaltérer à l'arrivée selon une méthodologie brevetée, tout y est. Il n'y a pas à réfléchir.

Pour rappel. Les "virées avec opus voiture", ce sont : trois jours minimum de vélo successifs, des bivouacs obligatoires (s'il pleut la nuit, on est protégé dans la voiture, donc… il ne pleut pas), des homologations kilométriques (on ne se déplace pas pour moins de 100 bornes par jour), un vélo allégé qui permet de faire de belles choses sans trop d'effort, des sorties qualitatives (à définir certes, mais du réel).

Quand tu débarques dans le secteur du Ventoux, il y a un terrain de jeu pour 3 ou 4 jours. Je n'abuse pas de ce secteur mais y reviens peu ou prou une fois par an. En 2023, je n'avais fait qu'une ascension de la belle bosse et tournicoté tout autour. Quand tu fais Gordes, le col de Murs, la Nesque, le plateau aux lavandes de Ferrassières, l'Homme mort, l'Aulan, Buis-les-Baronnies et j'en oublie, tu ne peux pas t'ennuyer. C'est qualitatif.

Cette année je vais revisiter surtout les ascensions. Il y en aura trois par les trois côtés carrossables : Malaucène, Bédoin, Sault.

Il n'est pas question de faire une "formule cinglé" même si je m'en crois capable. Il me manque aujourd'hui ce que j'avais autrefois, c'est-à dire une envie irrépressible de récidives immédiates qui poussent à monter 3 fois voire plus à l'observatoire et dans la même journée.

Pour les puristes métrologues, je suis toujours (et je m'en étonne sans simuler) dans le top 15 des récidivistes cinglés depuis 1988 (11ᵉ scratch et 6ᵉ Français), avec 10 formules cinglé et 1 formule Galérienne (avec P. Lometti – 4 ascensions en journée).

Oui, j'ai aimé ce jeu. J'y aurais aujourd'hui moins de plaisir. Le fait que l'organisateur (Pic) ait basculé du côté obscur du profit y est aussi pour quelque chose.

Pour être toujours présent malgré les années il faut s'adapter. Au lieu de dire, je ne peux plus faire de cinglé ou je n'aurais plus de plaisir à en faire un, il suffit d'étaler les choses sur 3 jours. Beaucoup préfèrent abandonner totalement et ne plus venir du tout au Ventoux. Les suicidés de l'effondrement physiologique supposé. Dans une nostalgie de pleurnichard, ils te diront qu'ils ne grimpent plus et que là ils étaient à 12 à l'heure encore l'an dernier, qu'ils l'ont monté en 1 h 30 alors qu'ils étaient jeunes, etc. Ils préfèrent ne plus jamais passer dans le secteur. À ces moments précis, moi, j'ai une envie irrépressible de leur mettre une grande claque dans la gueule... Trois claques d'ailleurs pour qu'ils puissent me traiter encore de cinglé. Par cette action je serai dans la douzième récidive.

Dans la vie, c'est le passage qui compte. La question est : ton corps est-il passé ? Pour le reste, tu ne seras qu'un insecte immobile jusqu'à ta mort.
Le temps n'a pas d'importance puisqu'il n'existe pas sinon pour rendre malheureux le cycliste métrologue qui dégouline d'un hubrisme lactique.

Un point rapide et quelques mots sur cette virée opus 19 :

Le 31 juillet – 126 km : Col de la Madeleine en échauffement. Photo d'un "château de ma mère" en sortie de Malaucène (comment ne l'ai-je pas vu depuis 1983 ?!). 

Comment ne pas avoir reconnu la porte ?

 Un déplacement à la source du Groseau où il y a toujours ce retraité radin (plein aux as) qui remplit ses jéricans d'eau parce qu'elle est gratuite -À baffer, je lui passe devant, il doit dégager. Il veut arroser un champ de tournesol ? Il se croit à l'ère de la croissance industrielle ?

Avec mon nouveau matériel, je confirme...

Ascension tranquille où je peux tester le prolongateur de patte de dérailleur sur le vélo de Masha. J'ai changé de roue libre (36) pour avoir moins de braquet à tirer après Ramayette (cyclotechnie). Pique-nique sur l'esplanade de Sault face à des nuages secs – Après un café à Aurel, passage sauvage par St-Hubert et Méthamis l'après-midi.

Le 01 août – 116 km : Direct le sommet par Bédoin. Recherche de nouveau bivouac ( on ne sait jamais dans la vie, il faut prévoir) - Sault idem esplanade " à puces". Aurel (café) puis tour nord par la haute corniche de Fontaube. Retour Voltigeur – Madeleine.

Un bivouac possible dans cet HLM mal isolé ? 

Le 2 août – 102 km – L'éternel délice de la Nesque (toujours vérifié dans les deux sens) puis ascension par Sault en ayant mangé une quiche. Jusqu'à Ventouret tout est brûlé et il fait très chaud. Très bien, j'avais même du rythme. Je n'ai pas pris ma pistache...

Le croque-monsieur au fromage d'Abondance mangé à Malaucène en récompense était une escroquerie. Pas très grâve mon stage d'altitude s'est très bien passé.

Sèchage sur l'étendoir...



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