Articles

Le Tour se mérite... (23 juillet 2019 - 113 km- Aller retour St Mathieu-Nîmes

Image
Je suis parti " à la fraîche" (relative) puisque notre époque est et sera caniculaire... Un déplacement au départ de la maison comme les écolo-intégristes. Ce plaisir et ce devoir bientôt de rejoindre un événement sans la moindre portée mécanique. Je l'éprouvais déjà il y a quelques années lorsque j'allais rejoindre les prêtres de Pâques en Provence. Pouvoir regarder Jésus dans les yeux sans arrière pensée avec la certitude d'avoir souffert sur un chemin. C'est bien. Il fait déjà chaud, le réchauffement climatique se mesure le matin à la température dite minimale... On est pas loin de 25°C. Mais comment feront les coureurs cette après-midi ? Destination les arènes de Nîmes pour le grand cirque, le barnum, via Sommières, Clarensac et descente sur l'endroit frais de Nîmes : les jardins de la Fontaine. Pour rejoindre cette ville, je ne passe plus par le sud qui te mène direct dans le béton via des ronds points, des accélérations, des engloutisse...

Lusette, la grimpée sauvage...(16 juillet 2019 - Massif de l'Aigoual)

Image
  Mazette, la Lusette pour Musette ? Monter l'Aigoual c'est un peu moins sexy qu'escalader le Mt Ventoux . C'est une vérité. Il manque le coté abrasif, violent, athlétique. On dirait que cette montagne s'est érodée et qu'elle est devenue presque inoffensive. On y a même planté des arbres et ils y poussent et y restent, ils ne sont pas écorchés vifs comme au secteur du col des Tempêtes au dessus de Chalet Reynard . Oui l'Aigoual est aimable, gentil et fait le dos rond alors que le Ventoux est glacial, venté, caillouteux, caniculaire et se verrait installer de petites stèles mortuaires tous les 100 mètres si c'était seulement autorisé. Il y a une liste d'attente. C'est presque "très classieux" d'y mourir alors qu'au Mt Aigoual on s'y allonge pour fermer les yeux plus tard ?   Il manque quoi ? La dramaturgie et la violence. C'est peut-être un peu pour cela que cette bosse Cévenole   c'est la "montagne ...

Le rendez-vous au sommet ( Mt Ventoux pédestre - 23 Juin 2019 )

Image
Je vous avais déjà présenté dans ce blog " Ventouman " ( alias Lionel Tartelin), recordman du nombre d'ascensions cyclistes du Mt Chauve. C'était à l'occasion de ma 100 ème, la vie me l'avait mis sur le parking en haut pour m'expliquer que toute vanité est vaine en ce secteur. Ce matin, déjà chaud (d’ailleurs j'aurai un petit coups de soleil dans le cou le soir), c'est vers 9h que j'attaque, Millet sur le dos, un nouvel itinéraire pour moi celui de la combe sud, dite de  Curnier. Tout commence par la route car je veux partir du km zéro de Bédoin et ne pas faire de "rapproché" cher aux cadres à tempes grises, croisés avant un Compostelle en taxi. On a le temps de réfléchir ici, "au temps des cerises" (certes irriguées), de "profiter" davantage qu'en vélo puisque c'est plus long (pas en distance) et qu'il n'y a pas grand monde hormis quelques nouveaux "traileurs" disciples de Jor...

BRM 600 - Col du Paradis, la route Cathare... (01 et 02 juin 2019 - 621 Km)

Image
L'ombre du Cathare en déplacement au crépuscule se profile dans le bocage de Mirepoix ... La série BRM 2019 se termine. C'est ma 5ème et peut-être la dernière. Il faut passer à autre chose et puis la solitude sur une échelle de "gros bornage", je connais, je maîtrise. Que dire de ce brevet qualificatif sinon que ce sont les premières chaleurs et que je vais laisser le groupe aux portes de Corbières. Rouler "nez dans le guidon" m'épuise mentalement. Faire 600 bornes collé à une roue pour ne pas "sauter" est épuisant voir destructeur. Je comprend que le grand  Eddy comme Miguel (Indurain) ne soient jamais remontés sur un vélo. Tu te concentres pour garder la roue en montée, tu te concentres pour ne pas la percuter en descente, quid du plat qui devrait être reposant avec ses relances. Et puis Lulu qui veut pisser et toi pas. Marcel qui propose un arrêt crevaison alors que tes pneus sont neufs et que lui n'a rien pour se dépanner... Je cr...

Col du Perthus, la dernière porte d'un 400... (BRM 400-11 mai 2019-429 Km)

Image
Col du Perthus, la dernière porte d'un 400... 3h du matin Assas , la notion de "grand randonneur cycliste" va prendre tout son sens. Combien sont-ils encore à vouloir passer ce cap des 300 bornes en gardant une intégrité physique et mentale ? Un peu moins d'une trentaine ?   Comme le dit si bien Eric L (Lapuyade) , 300 bornes dans la journée c'est sommes toutes, gérable en passant au métier, sur les nerfs... Mais 400 ? C'est autre chose.... On doit un peu y réfléchir. Et pas au vélo, ni à la mécanique, encore moins au GPS, au radar ou que sais-je ? Non, on doit penser à soi, à son âme que l'on va triturer, à son alimentation, au sommeil pour certains. La journée sera longue. Des phrases cheminent dans la tête alors que les frontales guettent l'animal qui pourrait basculer sous les roues. Celle d'un J.P.F (Ferraton) par exemple qui te dit : " Plus tu vas vite moins tu passes de temps sur l'asphalte..." Quand même aller vite...

Le bonheur en Cévennes...? (01 mai - 223 Km)

Image
Le bonheur en Cévennes... ? Magnifiques petites routes où le cycliste est souvent seul... La montagne Cévenole embrasse les individualités. Tout peloton y est broyé, irrémédiablement exclu...

BRM 300 "Un hommage au mécanicien de l'ombre..." (20 avril 2019 - 326 KM)

Image
300 bornes... Stop ou...encore... ? Assas ( 6h05 ) le départ. Le peloton a maigri, on est passé de 80 à 40 depuis le dernier 200. Tu penses il va falloir se taper Milan San Remo ! On risque d'avoir mal au cul et surtout de s'ennuyer... Je ne sais que penser de ce parcours déjà réalisé en 2015 (la dernière olympiade). Il est fuyant, rapide globalement, sans un grand intérêt touristique. Est-on là pour faire du tourisme d'abord ? La montée sur bel Air à 20, 25 à l'heure semble prouver le contraire. Pourquoi se chamailler maintenant comme des pros dans le mur de Huy ? Incorrigibles.   Il fera beau avec un vent d'Autan qui finalement s'avèrera inoffensif. Ma stratégie est toujours la même, elle pourrait lasser je sais mais elle est efficace : accrocher les motos sur 100 bornes minimum puis, satellisé dans l'espace, se laisser errer sur les routes, emporté par cette cinétique initiale, et accélérer pourquoi pas en fin de parcours ? (négative split :))...