Un hymne solennel à l’allure Audax… (28 mars 2026 - 166 km)


Le jour du BAC, mais sans le Cognac, ce qui est triste d'après la chanson...
Un diplôme quand même palpable en cellulose naturelle...

Ma venue sur ce type d’évènement était hautement improbable et pourtant elle s’est réalisée. C’est incroyable ce que l’univers nous réserve.

La faute à un certain Pacal ? J’y vois plutôt une corrélation avec l'ennui récurrent du 

week-end ?

Pour ce qui est de la distance, étant très faible, je vais rallonger un peu pour avoir un bon bilan carbone. La guerre en Iran d’abord puis le réchauffement climatique poussent à laisser la voiture au vestiaire. J’apprécie également d’avoir des journées palpables et mesurables, loin des bricolages quotidiens de la majorité silencieuse et soumise dont je fais partie.

Je dois commencer à faire du foncier vélo, mettant de côté la course à pied, sport hivernal de maintien des fonctions organiques de la survie. Alterner les sports est aussi un barrage aux blessures.

Les petits sportifs de pilate, yoga et autres marches nordiques patrimoniales ne sont pas concernés.

Venons au sujet. Qu’est-ce que l’Audax ?

Il s’agirait de réaliser en groupe bien soudé des tas de distances à allures bloquées (moyennes), contrôlées par des capitaines de route qui sont garants du respect des règlements.

Pascal, qui est très “capé” dans le domaine (et je m’en étonne toujours), me dit qu’il n’a jamais réalisé ce premier brevet de petite distance !?

Il aurait, comment dire ? sauté la 6ᵉ..?

Il est louable de vouloir compléter une collection de cartes de routes ou d’autres diplômes de musées. Je sais qu’il est collectionneur obsessionnel.

Pour ma part mes empilements concernent d’autres épreuves plus qualitatives, je n’ai pas réalisé cette mini-distance Audax.

À l’heure des bilans de longues distances, faut-il se déplacer pour ça ? C’est anachronique.

Je viens pour l’accompagner et essayer de comprendre le public qui y participe. Voilà une justification comme une autre.

Plusieurs aspects expliquent mon manque d’intérêt pour ces rassemblements :

1) – L’allure contrôlée d’abord qui, pour le vélo, irait de 20 à 25 km/h selon les profils et les parcours. Ce serait une allure dite physiologique !? Qu’est-ce à dire ? Que tout le monde pourrait la respecter sans souffrir ? Celui qui va plus vite doit freiner, celui qui va moins vite doit accélérer ?

Comment stabiliser une vitesse pour la multitude alors que chacun est si différent sur la gestion des allures ? Impossible d’adapter l’homme à une constante. Il s’agira d’un compromis qui nie l’individualité, un bel amoindrissement de soi-même.

2) – Le roulage en peloton obligatoire derrière les capitaines de route.

L’Audax attire beaucoup de personnes qui ont des niveaux faibles, des réflexes défaillants et qui ont une peur fantastique de perdre le groupe. Il se fait avec des personnes qui ne savent pas rouler en peloton.

Ils seraient souvent incapables de réaliser ces distances sans avoir cette discipline imposée. Cela n’intéresse aucun jeune, plutôt des vieux et même des vieux débutants, ce qui est le pire du summum.

3) – L’absence de contemplation des paysages pour la majorité du peloton. Il ne serait réservé qu’à ceux qui sont devant, les fameux capitaines de route. Ces derniers ne les regardent pas non plus, n’ayant de cesse que de se contempler, via ce rôle de “déplaceur des multitudes” comme Moïse en ouvrant les routes.

Le reste, en survie, ne fait que regarder les roues et tenter d’éviter les collisions avec le papé à sacoches.

Hors de l’Audax, certes on roule en groupe, mais de temps en temps il est possible de s’échapper. Ce n’est ni interdit, ni éliminatoire.

4) – L’audax correspond à une diminution des degrés de liberté. Forme de “communisme” au service d’une population qui n’a pas son mot à dire sinon de suivre une voie tracée et régulée pour un objectif planifié. Il y a une certaine peur transmise, celle de perdre le groupe et celle de ne pas tenir l’allure. Ce qui provoque un stress permanent.

Mes expériences préalables (j’ai connu d’autres week-ends d’ennui) plaident en défaveur de cette formule qui, sous l’aspect du partage avec la formule “partir ensemble, arriver ensemble”, ne respecte même plus l’idée telle qu’elle a été définie il y a déjà un siècle (autant dire très récemment).

Mon brevet 300 de 1991 (30 – La Calmette), par exemple, s’est terminé sans capitaines de route. Ils avaient disparu. S’il n’y a plus de chef, alors qui respectera la règle ?

Me revient aussi en mémoire un brevet 200 à Pézenas où finalement tout le monde finissait “à bloc” plutôt à 30 à l’heure. Il fallait utiliser ce potentiel qui était en nous et lâcher la bride.

J’avais aussi commencé par un Audax de marche (1982). J’ai le souvenir d’un ennui total à 6 km/h sur du goudron… Départ de Montpellier, arrivée à Carnon.

Nous verrons le côté positif de la chose plus tard.

 

Je dois me concentrer  plutôt sur mon “allure libre”. Elle est plutôt dans l’air du temps. Non ?


En fait je suis venu pour la photo des copains de Brassens (Michel et Fabien)
Je vous assure que, les trois personnages sont venus là..., par hasard... 


 

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