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"C'est juste un peu de respect pour les professionnels cyclistes..." (09 février 2025 - Etoile de Bessèges-124 km)

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Un métier difficile qui mène parfois aux origines de l'énergie... Alès et Dubaï sont des villes tellement proches,  aux origines des déplacements inutiles... La montée de l'Ermitage à Alès est unique à mon sens et pour plusieurs raisons : D'abord, tout ce qui est haut quand on est victime de déluges et autres malédictions de Gardons est utile. Il suffit de lever la tête pour espérer être sauvé. Alès est coutumière des grands ménages ou marnages d'origines hydrauliques. Ce qui explique son architecture de digues toujours trop basses. L'ermitage est une solution aux tsunamis permanents venus et à venir. Soyons patients sur ce sujet. Ensuite, ce sommet permet de contempler à minima les terrils de proximité, ces autres malédictions pointues industrielles, autrefois nécessaires. Il a bien fallu financer les études, les congés payés et les retraites. Sans le charbon et les fossiles d'une manière générale, rien de tout cela, seulement quelques carrioles, pioches et ...

Dans les limbes de l'Espiguette... (03 janvier – 132 km).

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Ne pas rester trop longtemps à l'Espiguette...Ne pas s'y perdre... L'année vient juste de commencer et je suis déjà reparti de nouveau. Pas très loin mais ça compte. Le problème en fait avec ces histoires de vélo, il pourrait être qu'à chaque fois "on m'a toujours revu", ce qui m'oblige donc à récidiver encore et encore... Où donc aller là maintenant ? Je suis passé pratiquement partout depuis plus de 45 ans de bitumes ?   Je propose une deuxième virée maritime qui a des accents de saudade portugaise sauce biclou, des parfums de tamaris et de fougasses (Aigues-Mortes oblige). Il y a une véritable attraction l'hiver pour les lieux alors désertés par les touristes. Aller vers le bord de mer pas loin d'un solstice supposé froid, disons tiède, c'est un peu comme parcourir à marée basse un territoire interdit. Il n'y a personne, l'air ne vibre pas, aucune odeur de crèmes à bronzer mélangée au carbone, aucune bagarre, seulement le chuinte...

Virée maritime ( 1er janvier 2025 – 103 km) - "Palavaos dos Descobrimentos"- Hommage à Popeye le grand navigateur.

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  On te salue Popeye, tu as certainement eu une vie de bonheur le long du canal... Le jour de l'an est un jour qui ne sert à rien ou disons presque. On pourrait donc le consacrer aux engloutis du passé, à ceux qui sont partis vers un soleil levant ou couchant selon les boussoles. L'année dernière (si je compte bien), en retour du fameux volcan de la Palma, j'ai eu l'occasion de voir Lisbonne en nocturne par le hublot de l'avion Vueling. Tout le monde dormait comme d'habitude s auf moi. Des lumières, le Tage magnifique deviné, la côte découpée examinée avec précision, en détail... C'était surtout le contraste des masses noires des eaux abyssales avec les zones illuminée, ou s'affairent peu d'humains à cette heure qui me fascinait. On arrive des îles par l'océan, et on ne peut pas se tromper : la vision aérienne est une science exacte pour qui adore lire d'en haut. On se perd avec délice à imaginer des lampadaires à 10 000 mètres de dist...

Le mur de Planck ou de la Pène... (15 décembre 2024)

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  " Il existe, au sein même de la nature, un ordre profond, une harmonie cachée, qui se reflète par éclairs dans notre esprit sous la forme de lois mathématiques pures..."  Hermann Weyl. 2004 57'23" 2005 50'35" 2006 49'51" 2007 50'35" 2008 51'52" 2009 57'25" 2010 56'51" 2011 55'30" 2012 59'47" 2013 53'06" 2014 52'19" 2015 59'48" 2016 1 h 12'10" 2017 55'44" 2018 57'45" 2019 57'23" 2023 1 h 10' 2024  1 h 05'12"

" Sur les traces de Musette..." ( 29 Octobre 2024 – 102 km)

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  Qui a connu Jean Pierre Jullian ? On l'appelait aussi l'égyptien. Décédé l'an dernier. Presque centenaire. Il est reparti vers ses pyramides ? Un regard buriné, bronzé un peu adipeux. Un pharaon égaré qui aimait beaucoup les mathématiques. J'allais le voir de temps en temps route de Lavérune pour parler... et pas que de formules. Il savait que j'enseignais la matière à l'époque comme Francois Régis Parès avec qui il était en contact. Les mathématiques cela viendrait de là-bas, derrière Louxor ? Il était comptable dans une société si je me souviens bien. Il voulait certainement obtenir davantage des chiffres et des nombres que de les enfermer dans des cases toute une vie. Il ne comprenait pas trop ma façon de faire du vélo. Peut-être qu'il me trouvait original. Lui aussi l'était ce qui justifiait nos rencontres initiées par quoi et par qui ? Célibataire, caché dans un studio sombre route de Lavérune, à l'occasion de rencontres que j...

"Paté Henaff, ce grand amour diététique qui vous tue lentement en faisant croire le contraire ..." (Garrigues Mont Bouquet – 29 sept.2024 – 114 km)

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  "Toi qui débutes, ne te mets pas dans le pâté..." Je continue l'écriture de petits billets sur l'éternel effondrement fédéral, mouvement qui n'en finira donc jamais et dont je suis témoin. J'attends peut-être que le système touche le fond des abysses pour que, d'un coup de cale il remonte vers la surface, vers les eaux du soleil. Il parait que c'est cyclique. Pourquoi attendre d'ailleurs ? N'attendre rien n'est-il pas préférable ? "Garrigue Mont Bouquet", ce fut d'abord pour moi cette "classique de février 1990" dans ces temps troublés et certainement nécessaires. 262 km réalisés à l'époque en une petite journée d'hiver avec un certain Gaby qui a été englouti quelques années plus tard pour des raisons très simples que je n'expliquerai pas ici. On faisait de la distance. Bien loin de ces "pauvres 115 bornes" de garrigues avec le Mont bouquet qui est cette petite montagne à chèvres. Le dépa...

La solitude est encore rentable... (15 septembre 2024 – Randonnée des deux tours –Gignac- 125 km)

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  Etre seul face au Canigou n'a pas que des désavantages... Tout ce qui est incompréhensible m'intéresse et donc j'y retourne... Cette organisation locale de fin d'été n'échappe pas à cette règle. Et il y a du lourd. J'avais déjà l'an dernier mesuré le phénomène de dissidence en terres d'Hérault et constaté que les fondamentaux puérils des cyclistes de Cardonilles étaient toujours respectés partout sur la terre et dans l'univers. Ce jour, je viens pour ça, mesurer, voir, confirmer ma sidération totale. C'est que j'en ai bouffé du bitume avec les jojos de village et les lulus de Montpellier. Mais je m'étonne encore. Ils sont totalement prévisibles, sans foi ni loi, et surtout sans aucun panache, sans honneur ce qui est bien plus grave. Revenons au départ. D'abord, il y a la blatte lourde à vélo Peugeot de grand-père qui s'accroche à toi dès la sortie du village, il te trouve sympathique, voudrait te parler de clubs et de Codech e...