Ne pas attendre la vague pour Santiago. La prendre avec bonheur et simplement... Peu importe la pluie et le reste... Surtout le reste... 1) La lune, le cadeau des nuits sombres ? Aller vers l'ouest, c'est être un peu désorienté puisqu'on va vers l'occident. La lune m'apparaît le premier jour dans le col de Ft Béthou qui est mon jardin. Elle m'indique la direction puisqu'elle va vers l'est. En fait, c'est la terre qui tourne dans l'autre sens et trop vite ce qui fait que ce n'est qu'un mouvement apparent. Bon un peu de poésie dans tout ça et oublions les trajectoires. C'est très joli cette lune qui agrémente les nuits des aventuriers. Elle est toujours différente. La route est longue, je vais la croiser quelques fois sur les 10 prochains jours. Parfois, je la voudrais plus discrète, surtout en bivouac. Pour les coups de soleil ? Non pour l'éclairage. Elle te place trop visible à celui qui maraude. Quand tu dors, aucun être humai...
Le départ. Un peu bruyant à mon goût. Moi j'aurais demandé le silence comme en début de cours avec mes élèves... La Sainteleyon on y va et on aimerait souvent ne pas avoir à y revenir. Parce que c'est difficile quand même. Et pourtant, d'années en années, les récidives s'accumulent. Va savoir pourquoi ? Un certain goût de la nuit ? On est sur un "dark trail" et comme le Seigneur Vador le traileur est certainement attiré par cette étoile noire, par le côté obscur de la chose. Les conditions météos même si elles sont déclarées bonnes seront toujours délicates. Quoi que tu dises, quoi que tu fasses, tu auras, à minima, de la boue à gérer. Car le travail mécanique des coureurs qui sont passés devant toi aura modifié profondément l'équilibre des sols. Les contraintes et chocs appliqués pousseront à une rhéo-fluidisation qui fait glisser l'eau et aussi celui qui arrive derrière les autres. Avec les années qui passent, tu es de plus en plus derrière et le...
Del So dans une cabine téléphonique en 1998 (Diagonale BS)... Je ne sais pas s'il dort ou tente de communiquer avec quelques esprits... Cette cabine est un téléphone du vent... Il est parti avec elle... "Le téléphone pleure... " Comme le chantait Claude François mais pour d'autres raisons. L'expression est forte, je n'irai pas jusque-là, le contexte est différent. Bernard del Socorro ( alias Del So) nous a quitté. Il est parti, mais pas si brusquement que ça en fait. A l'inverse de Rata le magnifique, il était à peu près lui dans les délais de l'espérance de vie. Quoi à 81 ans, on ne peut mourir de vieillesse ? Bien sûr que si (INSEE - 80 ans). L'interdiction de mourir qui s'est immiscé dans les cerveaux de façon récente semblerait ne pas concerner les corps. Pourtant, les corps abandonnent. Il faut rendre à la terre ce qui a été emprunté pour une organisation éphémère. Les statistiques sont implacables Del So était à l'espérance de v...
Commentaires